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L’université de Stanford se situe dans la ville de Palo Alto en Californie du Nord, dans une région que l’on nomme « la Silicon Valley », à 60 kilomètres au sud de San Francisco. Création de Leland Stanford en 1891, l’université est privée ainsi que l’hôpital attenant, les unités de clinique et de recherche.3Les unités fonctionnelles du service de pédopsychiatrie se répartissent par groupes symptomatiques avec chacune une équipe individualisée. Il existe l’unité des troubles du comportement alimentaire, celles de la dépression et des troubles bipolaires, des troubles anxieux et des troubles obsessionnels compulsifs, de l’autisme et des troubles envahissants du développement, des syndromes de stress post-traumatique (c’est là que sont traités les enfants victimes de sévices), des troubles du comportement, de l’attention avec hyperactivité. D’un point de vue français, ce fonctionnement paraît assez clivé. La notion de structure de la personnalité est devenue étrangère à la psychiatrie classique américaine, elle est tombée en désuétude, disent les plus anciens, au moment où le « tout psychanalytique » a été abandonné car n’ayant pas montré suffisamment d’efficacité à court, moyen et long terme. C’est l’intérêt pour la clinique symptomatique qui prédomine avec en corollaire des modes de prise en charge pragmatiques et diversifiés visant la suppression du symptôme de façon rapide et durable.4Un système national de Sécurité sociale comme en France n’existe pas aux USA où les mutuelles privées sont l’unique possibilité de couverture-maladie. On prend une police d’assurance pour sa santé comme on en prend une pour sa voiture ou sa maison. Chacun la choisit en fonction de ses moyens. Cela n’est pas sans inconvénient dans un pays où les coûts de la santé ont augmenté, comme en Europe, de manière vertigineuse ces 30 dernières années. De plus, le « tout sécuritaire » a une grande place au sein des hôpitaux qui ont très peur des procès. Devant ce coût des soins inflationniste, les dirigeants des mutuelles privées exigent de recevoir des comptes au jour le jour, pour éviter le moindre abus ou excès. Pour l’anecdote, lors de la synthèse commune aux équipes de pédiatrie et de psychiatrie pour les jeunes filles anorexiques hospitalisées, une infirmière prend des notes alors qu’elle n’intervient pas directement dans les soins. Le prix de journée dans l’unité pédiatrique de Stanford étant de 2500 dollars par jour, son travail consiste à faire part de l’état des patientes aux médecins des assurances privées au jour le jour pour qu’ils accordent l’autorisation de prolonger le séjour de deux ou trois jours. Les patientes anorexiques ne sont ainsi autorisées à rester à l’hôpital que le temps de passer la période de danger de mort due à la grande cachexie mais dès que le risque vital est écarté, quand elles ont repris quelques kilos, elles doivent sortir, même si elles sont encore très maigres, pour continuer les soins en suivi ambulatoire (soit des moyennes de séjour de 15 jours/3 semaines). C’est ce qui fait écrire à H. Steiner et J. Lock que « Le rôle de l’hospitalisation dans l’anorexie mentale a changé dramatiquement depuis 10 ans aux USA et se limite à des séjours brefs quand la perte de poids est aiguë » (Steiner, Lock, 1998). Ce qu’il faut comprendre c’est que la limitation drastique des hospitalisations pour les patients anorexiques n’a pas été le fait des pédopsychiatres américains, cela leur a été imposé par le système de soins et ils s’y sont adaptés. Cela les a obligés à inventer et mettre en place de nouvelles formules de suivi en consultations et James Lock, médecin responsable de l’unité des troubles des conduites
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