La diplomatie économique dans la gouvernance mondiale
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1/Les priorités de la diplomatie économique française et de la présidence du G20
parDelphine D’Amarzit
Chef du service des affaires multilatérales et du développement à la Direction générale du Trésor, ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie.
Depuis le 13 novembre dernier, la France a l’honneur de présider le G20. Il s’agit là d’une immense responsabilité : celle d’abord de conforter la place du G20 en tant que première enceinte de coopération économique et financière, celle aussi d’entretenir l’élan du sommet fondateur de Washington de novembre 2008 où les pays du G20, traversant la plus grave crise économique et financière depuis la Seconde Guerre mondiale, ont décidé d’une stratégie coordonnée pour éviter l’effondrement du système financier et de l’économie mondiale.
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Comme l’a évoqué le président de la République le 25 août 2010 lors de la conférence des ambassadeurs, il s’agit de passer d’un G20 des « temps de crise », qui a bénéficié d’une impulsion politique sans précédent, à un G20 de coordination durable des politiques économiques capable de refonder la croissance mondiale sur des bases plus saines et plus solides.
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Dans cette perspective, et tout en s’efforçant de mener à bien les travaux déjà lancés auxquels elle a déjà activement participé, la France souhaite élargir l’agenda du G20 à de nouveaux sujets en 2011, reflet des défis posés par la mondialisation et le poids grandissant des pays émergents, avec la conviction que seul le G20 dispose aujourd’hui de la légitimité et de la crédibilité nécessaire pour donner l’impulsion politique à ces nouveaux défis.